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	<title>MIGREUROP</title>
	<link>https://migreurop.org/</link>
	<description>Migreurop est un r&#233;seau europ&#233;en et africain de militant&#183;e&#183;s et chercheur&#183;euse&#183;s dont l'objectif est de faire conna&#238;tre et de lutter contre la g&#233;n&#233;ralisation de l'enfermement des &#233;trangers et la multiplication des camps, dispositif au c&#339;ur de la politique d'externalisation de l'Union europ&#233;enne.</description>
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		<title>Communiqu&#233; de Presse suite &#224; la visite du Centre de R&#233;tention de Nouadhibou</title>
		<link>http://migreurop.org/article1850.html</link>
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		<dc:date>2011-03-16T14:46:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>section AMDH de Nouadhibou </dc:creator>


		<dc:subject>Mauritanie</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Dans le cadre de la campagne &#171; Droit de regard sur les lieux d'enfermement des &#233;trangers &#187; organis&#233;e par le r&#233;seau euro-africain Migreurop, la section AMDH de Nouadhibou a effectu&#233; dans l'apr&#232;s-midi du 16/3/2011, une visite au centre de r&#233;tention de la ville&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://migreurop.org/rubrique466.html" rel="directory"&gt;Archives&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://migreurop.org/mot23.html" rel="tag"&gt;Mauritanie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'Association Mauritanienne des Droits de l'Homme (AMDH) a pu se rendre pour la premi&#232;re fois dans le centre de r&#233;tention de Nouadhibou dans l'apr&#232;s-midi du 16/3/2011, afin de faire un &#233;tat des lieux du centre, de s'entretenir avec les migrants et le personnel de l'&#233;tablissement. L'acc&#232;s avait &#233;t&#233; refus&#233; pendant la campagne de Migreurop en 2009 et l'AMDH avait alors organis&#233; une journ&#233;e de sensibilisation &#224; proximit&#233; du centre. L'AMDH a principalement remarqu&#233; des probl&#232;mes d'acc&#232;s aux droits : il n'est pas possible pour les migrants de d&#233;poser une demande d'asile, ni d'effectuer un recours depuis le centre, ce qui rend impossible toute sortie du camp en vue d'un s&#233;jour en Mauritanie. De plus, l'association s'est vue refuser un entretien priv&#233; et confidentiel avec les d&#233;tenus, le responsable de l'&#233;tablissement ayant demand&#233; aux agents de s&#233;curit&#233; d'&#234;tre toujours pr&#233;sents avec les visiteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'AMDH a en outre not&#233; que les personnes refoul&#233;es sont syst&#233;matiquement renvoy&#233;es &#224; la fronti&#232;re sans que les autorit&#233;s des pays concern&#233;s (Mali, S&#233;n&#233;gal) en soient inform&#233;es. Selon des informations obtenues apr&#232;s la visite, le nombre de personnes maintenues dans le centre a chut&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es : 3 754 personnes d&#233;tenues en 2008, 2 340 en 2009 et 363 en 2010. L'AMDH remarque que cette diminution t&#233;moigne de l'absence de flux migratoire massif et permet de remettre en cause l'existence m&#234;me du centre d'enfermement pour migrants.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt; A notre arriv&#233;e, les &#233;l&#233;ments de la Police qui assurent la surveillance, avertis par leur sup&#233;rieur hi&#233;rarchique de notre arriv&#233;e, nous ont ouvert la porte de la pi&#232;ce o&#249; &#233;taient enferm&#233;s 11 personnes ; une pi&#232;ce &#224; la dimension d'une salle de classe de cette &#233;cole primaire transform&#233;e en centre d'enfermement en 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'int&#233;rieur de la pi&#232;ce le sol &#233;tait mouill&#233; d'eau et plusieurs salet&#233;s rendaient l'atmosph&#232;re bien lourde en raison de l'absence d'a&#233;ration suffisante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; J'ai fait remarquer aux agents de la s&#233;curit&#233; que l'entretien avec les retenus doit &#234;tre confidentiel, mais ces derniers ont r&#233;pondu qu'ils ont re&#231;u l'ordre d'assister aux entretiens afin de pouvoir en rendre compte &#224; leur chef.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant ce fait, j'ai opt&#233; n&#233;anmoins pour la poursuite de ma visite afin de recueillir le maximum d'informations pouvant aider &#224; construire des &#233;l&#233;ments d'un dossier plut&#244;t que d'y renoncer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite aux diff&#233;rents entretiens effectu&#233;s, il en est ressorti que les migrants, &#226;g&#233;s de 35 &#224; 20 ans sont tous originaires de la sous r&#233;gion : S&#233;n&#233;gal, Guin&#233;e Conakry, Gambie &#224; l'exception d'un Camerounais. Selon leurs t&#233;moignages, ils auraient &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s au poste de police pr&#232;s de Nouadhibou, commun&#233;ment appel&#233; &#171; Bouchon &#187;, pour entr&#233;e ill&#233;gale sur le territoire en possession de faux documents ou pour de passeport non rev&#234;tu de visa. Certains sont arr&#234;t&#233;s depuis au moins 15 jours et d&#233;tenus dans les locaux de la police avant d'&#234;tre transf&#233;r&#233;s au centre qui est l'ultime &#233;tape avant le refoulement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ont d&#233;clar&#233; avoir &#233;t&#233; bien trait&#233; dans le centre par les policiers et avoir &#233;t&#233; correctement pris en charge par le Croissant Rouge en terme de nourriture et de couverture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant m&#234;me de finir les entretiens, le bus de la police, charg&#233; de les acheminer &#224; Nouakchott pour leur refoulement vers la S&#233;n&#233;gal p&#233;n&#232;tre dans l'enceinte du centre et dans lequel ils embarqu&#232;rent. J'ai pu noter l'enthousiasme de certains &#224; en fin quitter cet endroit comme l'expression d'une fin de calvaire, signe que l'enfermement &#233;tait v&#233;cu avec beaucoup de peines et d'angoisses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les S&#233;n&#233;galais, bien que n'ayant pas de pi&#232;ces d'identit&#233; sont des p&#234;cheurs de longue date &#224; Nouadhibou et venaient par la mer &#224; bord de leurs embarcations. Cette fois ci en raison du vent, ils ont d&#233;cid&#233; de prendre la route. Le capitaine de leur pirogue serait venu &#224; la police le confirmer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces conditions, les autorit&#233;s auraient pu les laisser continuer leur travail sous la garantie de leur patron en attendant qu'ils r&#233;gularisent leur situation, surtout qu'il n y a pas de visa entre les deux pays comme pour la Gambie aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce refoulement est signe d'un durcissement des politiques de gestion des flux migratoires par la Mauritanie ces derni&#232;res ann&#233;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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