A l’aube du 23 décembre 2006, entre deux cent et quatre cent migrants ont été raflés dans plusieurs quartiers de Rabat (Maroc), mis dans des cars et conduits de force à la frontière algérienne. Le 25 décembre, des rafles ont également eu lieu à Nador (à l’est du pays). Un peu plus d’un an après les évènements de Ceuta et Melilla de l’automne 2005, rafles et expulsions à grande échelle au nom de la protection des frontières de l’Europe sont à nouveau à l’ordre du jour dans un pays où, au quotidien, les droits des migrants et des personnes en besoin de protection internationale sont bafoués.
Renvois forcés
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L’Italie expulse des boat-people, l’UE ferme les yeux
Communiqué
Une nouvelle fois, les autorités italiennes ont procédé à des renvois massifs de migrants, parmi lesquels de potentiels réfugiés, arrivés par voie maritime sur l’île de Lampedusa.
Le droit d’asile continue à être ouvertement bafoué à Lampedusa
... où plus 1200 personnes sont arrivés par barque les 14 et 15 mars 2005. Certains des boat people ont été transférés dans des centres fermés dans d’autres régions d’Italie, mais plusieurs centaines sont restées dans le petit "centre d’accueil" de Lampedusa, qui compte 190 places. Il s’agit d’un centre vétuste, à la limite de l’insalubrité, qui n’est pas conçu pour une rétention dépassant quelques jours. Le 17 mars deux avions de la compagnie croate Air Adriatica ont expulsé 180 personnes vers la Libye, pays supposé de provenance, avec lequel l’Italie n’a pourtant pas passé aucun accord de réadmission. Un troisième avion est reparti à vide.
Dix ONG portent plainte auprès de la Commission européenne contre le gouvernement italien
Pour le respect des droits de l’Homme et du droit d’asile par l’UE
Au cours de la première semaine d’octobre 2004, les autorités italiennes ont expulsé vers la Libye près de 1.500 boat people récemment échoués sur les côtes de l’île de Lampedusa, sans susciter la moindre réaction ni de la part des Etats partenaires de l’Italie dans l’Union européenne ni de celle de la Commission européenne.
Après plusieurs semaines d’investigations, dix ONG demandent à la Commission européenne de lancer contre l’Italie les procédures qu’appelle l’ensemble des faits dénoncés dans leur plainte, afin que la Cour de justice des Communautés soit saisie des violations visées et prenne les sanctions adaptées.Montée de la xénophobie ?
Le journal arabophone Al Ahdath Al Maghribia annonce et justifie l’organisation de deux opérations de ratissage dans la forêt de Gourougou.