Le gouvernement italien, soutenu par l’ensemble des États de l’UE, vient de franchir une nouvelle étape dans la guerre menée contre les migrants en s’attaquant aux ONG qui tentent de les sauver des naufrages en Méditerranée.
Criminalisation des solidarités
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Non-assistance à personne en danger et laisser mourir : les militants identitaires au secours de la politique européenne de contrôle des frontières
« Collusion avec les passeurs », création d’« un facteur d’attraction », « mise en danger des personnes en migration » : depuis plusieurs mois, les ONG intervenant en Méditerranée pour sauver des vies font l’objet d’attaques et de diffamation de la part de la justice italienne, de l’agence européenne Frontex et dernièrement de l’extrême droite européenne.
Fin 2016, l’agence Frontex et le consortium militaire européen Eunavfor Med ont ouvert le bal des critiques dans deux rapports internes (…)Blâmer les sauveteurs
Traduction française de l’introduction du rapport « Blaming the Rescuers » de Charles Heller et Lorenzo Pezzani (Forensic Oceanography, 9 juin 2017) qui documente et démonte les allégations visant à discréditer les ONG de sauvetage en Méditerranée.
Non, le mouvement No Border n’est pas responsable de l’augmentation de la tension dans le Calaisis
« Ils incitent les migrants à des actes de violence ». « Ils profitent du désarroi et de la détresse des migrants, et les poussent (...) à l’émeute ». « Ils utilisent les migrants pour leur propre combat ».
Le ministère de l’intérieur, la maire de Calais, la préfète du Pas-de-Calais ont uni leurs voix pour accuser les militants No Border d’être à l’origine de l’augmentation de la tension à Calais et à l’intérieur du ghetto où ont été assignés plusieurs milliers d’exilé.e.s.
Les No Border (…)Soutien de Migreurop à l’ABCDS et à son président
soutien après une campagne de calomnies
Décryptage des politiques migratoires européennes